De salarié à chef d’entreprise Biocoop : 4 ans pour réaliser son rêve
Propriétaire
Biocoop La Ruche Mouffetard
Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir entrepreneur ?
J’ai toujours voulu être entrepreneur. Depuis l’enfance, je cherchais comment concrétiser ce rêve. Après une première année d’économie, je me suis tourné vers des études en sciences politiques, plus pour enrichir ma culture générale que pour acquérir des compétences métier. En parallèle de mes études, j’ai décroché un emploi à mi-temps chez Biocoop. Pour moi, c’était une véritable caverne d’Ali Baba : tout un univers à découvrir, dans lequel mon projet entrepreneurial pouvait se matérialiser ! Après ma licence, en septembre 2015, je suis passé à temps plein avec un objectif précis : ouvrir mon propre magasin en 2019. J’ai alors occupé différents postes, de responsable de rayon jusqu’à la direction opérationnelle, tout en encadrant une équipe passée de sept à quinze collaborateurs.
Comment vous êtes-vous préparé ?
D'abord financièrement. Chaque mois, je mettais de l’argent de côté : 200 euros au départ, puis 800 euros lorsque je suis devenu directeur général adjoint. L’objectif était de constituer un apport personnel, à la fois pour m’engager pleinement dans le projet et rassurer les futurs partenaires financiers. Je me suis aussi préparé mentalement. Entreprendre demande un mental fort pour assumer les risques, surmonter les épreuves et manager une équipe. J’ai aussi toujours pu compter sur le soutien de ma compagne. À 24 ans, j’ai candidaté pour intégrer le réseau Biocoop. Le parcours est exigeant : il évalue les motivations du candidat et son adhésion aux valeurs du groupement. Ma candidature a été validée en 2017, puis j’ai suivi une formation en gestion et en comptabilité pour compléter mon expérience de terrain.
Quels obstacles avez-vous rencontrés pour ouvrir votre magasin ?
En 2019, j’ai choisi un local de 110 m², rue Mouffetard à Paris, l’un des plus petits de France. Mais j’avais appris à développer le chiffre d’affaires en travaillant dans une surface similaire. Mon employeur, qui m’avait accompagné dans mon évolution au sein de son magasin Biocoop, est alors devenu mon associé à hauteur de 40 %. Le projet comportait toutefois un obstacle de taille : le magasin était réparti sur deux immeubles et il fallait casser un mur porteur. J’ai donc dû obtenir l’accord de deux syndicats de copropriété. Plus tard, mon associé a souhaité revendre ses parts. Je me suis alors retrouvé face à une nouvelle étape décisive : trouver le financement nécessaire pour poursuivre seul.
Comment SOCOREC vous a-t-elle accompagné ?
Chez SOCOREC, j’ai trouvé un conseiller disponible, réactif et qui connaissait bien le secteur du bio. Cette expertise a facilité les échanges et la compréhension de mon projet. Au départ, le montage prévoyait un prêt participatif SOCOREC pour renforcer mon apport personnel et convaincre un autre partenaire bancaire de participer au financement. Ce partenaire tardant à répondre, SOCOREC a fait preuve d'agilité en m'accordant également un prêt classique. Cette capacité à adapter la réponse à ma situation a été déterminante. Aujourd’hui, je recommande SOCOREC à mes salariés qui souhaitent, eux aussi, devenir chefs d’entreprise.
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